Contact : Service Culturel - Mairie de Dompierre Tél : 04 70 34 50 72 ou 04 70 34 69 35(La Résidence)
E-mail : serviceculturel @mairie-dsb.fr
Rencontre avec l'artiste sur rendez-vous.
Exposition du 3 juillet au 14 août 2010
Vernissage : vendredi 2 juillet à 18h30
Toute l’équipe de La Résidence sera heureuse de vous accueillir à l’occasion de cette exposition !
Des visites commentées peuvent être organisées sur demande pour les groupes.
N’hésitez pas à vous renseigner auprès du Service Culturel.
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Exposition de Veronique ROGER
"L'amour vache"
Vernissage le vendredi 23 avril à 18h30
Exposition du 24 avril au 20 juin 2010 Entrée libre mercredi, samei et dimanche de 15h à 19h (et sur rendez-vous
"Je travaille essentiellement sur le paysage et notre environnement. Je raconte les lieux sous forme d’installations qui proposent une nouvelle interprétation.
Je m’intéresse aux processus humains qui fabriquent ce qui nous entoure, dans notre société contemporaine, assise sur son passé et se projetant dans des idéologies futures, fluctuantes. "
Une résidence à Dompierre vue par Véronique ROGER
"J’ai souhaité être en immersion expérimentale sur un terrain inconnu où je poserai différemment mes bagages. Bien sûr, à Dompierre, je retrouve des accroches habituelles dans le paysage, qui m’ont amené ici, comme la ruralité, une vallée agricole et son cours d’eau qui méandre.
En devenant résidente temporaire à Dompierre, au fur et à mesure de mes pérégrinations j’ai récolté certains matériaux du paysage comme la ronce présente dans les prés et la ficelle de lieuse (de bottes de foin) que l’on voit partout. Ils se retrouvent dans mes premières pièces que j’ai réalisées « le lit de la Besbre » et « roundballeur » qui parlent de l’érosion visible des berges et du paysage d’élevage fabriqué par la main de l’homme.
D’une manière générale, mes travaux sont très préparés et conçus avant même d’arriver sur place et, par ce séjour, j’ai cherché à pousser l’expérience plastique sur un territoire et dans mon travail. En résidence je suis vraiment au travail. Je peux moduler à volonté mon propos et donner une libre place à la part de recherche et de production à proprement dite avec les matériaux que je cherche à faire converser. Dans cette exposition, j’ai rusé pour fabriquer un propos poétique dans la ficelle ingrate imputrescible. Je l’ai récupérée en quantité pour façonner une peau de vache, épaisse, qui constituera l’enveloppe d’un cheval de Troie.
"
Il s’agit en fait d’une charolaise qui, par sa matière, montre une vision pétrie de contradictions sur notre rapport aux éléments de paysage à contempler.
Née en 1979, Véronique ROGER est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Nancy (2000) et de l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Versailles (2005).
Elle vit et travaille actuellement à Bourg en Bresse.
« Le sol et l’observation de l’existant, particuliers à chaque site, sont mes fils conducteurs. Je mets en parallèle les processus naturels et humains qui les ont fabriqués en montrant l’envers du décor de la fabrication d’un paysage familier, ou en mettant le doigt sur ce qui peut-être mis sous cloche, comme le patrimoine. »
Le samedi 30 janvier 2010, Véronique Roger, artiste fraîchement arrivée en Résidence à Dompierre-sur-Besbre nous conviait à son inauguration.
Au cours de cette soirée, Roland Fleury, conseiller en charge de la culture au Conseil Général de l’Allier, a rappelé l’importance de la culture dans une ville comme Dompierre, qui est un exemple à ce niveau dans le département.
C’est dans une ambiance conviviale que cette jeune artiste s’est présentée au public et lui a fait découvrir son travail. Elle s’est appuyée sur un diaporama reprenant ses nombreuses œuvres réalisées depuis la fin de ses études, et avait surtout installé quelques unes de ses réalisations dans la Résidence, dont ces créations mystérieuses que vous voyez sur son affiche !
Le séjour en Résidence de Véronique Roger s’achèvera en Mai. Il s’agit pour elle d’une véritable aventure artistique, au cours de laquelle elle invite les habitants de Dompierre-sur-Besbre à prendre contact avec elle afin de venir suivre l’évolution de son travail et ainsi partager avec elle leurs diverses réactions et remarques. Alors n’hésitez plus !
Mercredi, samedi, dimanche de 15h à 19h ( et sur rendezvous)
Vendredi 4 septembre 2009 à 18h30 à La Résidence
Vernissage de l'exposition de
Jérémy LAFFON
"So What"
du 5 septembre au 25 octobre 2009
Si Jérémy Laffon s'inscrit effectivement dans la classe des inclassables, ce n'est pas par réponse à cette attente d'une norme "esthétique du divers" mais tout simplement car son travail s'inscrit honnêtement dans un système fondé sur la transversalité et l'interconnexion qui lui est propre.
Il met en jeudes modes opératoires non linéaires qui lui confèrent de multiples statuts : de l'acteur au magicien, du peintre au vidéaste, du joueur au poète, de l'oisif au laborieux, du collectionneur,du flâneur à l'artiste. Il cultive le jeu et se donne la liberté de faire comme gymnastique conceptuelle. L'ensemble prend la forme d'une oeuvre buissonnière qui suit sous forme de divagation plusieurs lignes d'idées qui formentun réseau ouvertenvisageant d'une manière généreuse un certain réenchantement du monde par l'art.
Un aphorisme tiré de mon poème Vanité aux puces dit : "la jeunesse d’aujourd’hui aime les mauvais joueurs car elle déteste ceux qui prennent le jeu à la légère". Une vie de tous les jours, avec son paysage d’habitudes, peut paraître difficile à traduire en moments signifiants. Au bout du compte, on ne déterminera pas d'ordre réel parmi les idées-clés du travail de Jérémy : le jeu, le statut de l'artiste, le mouvement, le glissement de temps, etc. Il cultive l'oisiveté à effet différé. Il exploite la collusion des objets. Il vagabonde la sédimentation des styles.
Si la règle du jeu inventée par Jérémy implique de se disperser au risque de ne pouvoir être situé, le récit de l’art qu’elle propose avec le jeu en origine et en point de mire, composé de fragments et d’astuces, se fonde sur le rythme du pouls du monde. Comme pour se redonner une existence quotidienne enrichie en expériences. Peut-être est-ce ainsi que l’on comprend ce qui manque. Le foisonnement est bien là. Le scénario unique n’existe pas. En étant mobile soi-même, on peut comprendre et aller plus loin : entrer en résonance. Ainsi on peut dire à chaque instant : ce n’est pas la fin.
Luc Jeand’heur, 2008
La pluralité et les différentes facettes de l’œuvre de Jérémy Laffon, allient une activité de joueur/touriste céleste/artiste à son décor/environnement/espace via un tropisme fondé sur une idée-force de transversalité.
On y rencontre un ensemble composé d'œuvres évolutives, éphémères, de traces de performances où ce qui a lieu croise ce qui a eu lieu (…) Toutes ces pièces forment un monde précaire et sensible, un terrain de jeu où l'état « normal » est une nouvelle fois mis en question dans l'art.
Jérémy Laffon remet en jeu dans son « travail » la productivité de l'art, par des performances baroques qui mettent en jeu les petites activités, le geste artistique, le dualisme des éléments, entre confrontation et cohabitation. Il explore les microcosmes de proximité en suscitant des situations aux limites de l'aberration, un jeu sur l'antinomie entre deux termes qui pourtant forme une rime : art et hasard. L'esthétique insoupçonnée du jeu et du hasard sont les divers modes de transformation de ses œuvres, en perpétuel rebondissement. Dispositifs évolutifs et installations éphémères lui permettent de farfouiller la prolifération des possibles. (…) Le travail de Jérémy est en réalité habité par une multitude d’infimes mouvements et de déplacements conceptuels qui ne cessent de faire et de défaire les formes à chaque instant, déroutant les catégories de la perception, aussi bien que celles du monde de l’art. La notion d'oeuvre, au sens de maturation et de complétude est remplacée par le jeu de rôle, le bricolage, le « laisser faire » et des dispositifs de dérive. Le vouloir-voir (ce que cela fait comme ça) l'emporte sur un savoir-pouvoir (c'est comme ça). Le quotidien ne se conçoit pas sans de multiples métamorphoses et nombreuses étrangetés. L'univers se doit d'être un « mulitvers ». Les œuvres de l’artiste intègrent cette complexité qui se déploie avec toutes ses ambiguïtés, son caractère parfois dérangeant, voire dérangé.
Luc Jeand’heur, 2009
La Résidence Place des trois platanes - Espace Boudeville - 03290 Dompierre-sur-Besbre Contact : Service Culturel - Mairie de Dompierre Tél : 04 70 34 50 72 / Fax : 04 70 34 63 24 / E-mail : culturedompierre03@wanadoo.fr
Entrée libre Mercredi - samedi - dimanche de 15h à 19h et sur rendez-vous au 04 70 34 50 72 Fermé les jours fériés.
Vendredi 26 juin 2009 à 19h à La Résidence
Vernissage de l'exposition de
Laurence CATHALA & Joan BRAUN "Pièces à convictions."
du 27 juin au 30 août 2009
L’exposition « Pièces à Convictions. » se présente comme un ensemble d’énigmes.
Comme si chaque pièce était une sorte d’indice ou preuve - de quoi ? la preuve, c’est toujours au moins la preuve que quelque chose s’est passé, même si on ne sait quoi.
Voilà une question : l’art, la recherche artistique, ce travail là, sont-il quelque chose à prouver ? Et que faut il chercher et trouver ?
Dans notre travail plastique nous cherchons souvent une forme et une idée doubles : une sorte de simplicité radicale de l’objet et de l’image, et une sorte de mystère.
Faire des objets ou des images qui sont ce qu’ils sont, qui disent simplement ce qu’ils ont à dire, et qui soient pourtant mystérieux.
Un décor se déploie dans les photographies (Ambiances), le décor d’on ne sait quelle fête vide. Le studio, le décor nécessaires à la prise de vue photographique normale se mettent en scène; et c’est aussi ce genre de décor – ici absent physiquement – que devrait soutenir ces deux équerres en bois, pour l’heure brûlées, sans doute trop fragiles pour porter le mur du bâtiment contre lequel elles s’appuient.
Le vide travaille beaucoup des pièces, ainsi que les objets familiers, légèrement perturbés ou altérés.
Le puzzle assemblé ne forme aucune image ; il est pourtant une image, présenté comme telle, et même à la limite de l’objet.
Une flaque d’eau stagnante repose au sein d’un coussin. Cet objet-là procède t-il d’une inquiétude (A-t-il plu à l’intérieur, la maison a-t-elle été inondée) ?
Sur les livres – objets familiers encore, devenus ici sculptures et dessins – les textes et les mots s’effacent. Un coup de vent a pu passer. Ou quelque chose est entrain de s’oublier.
On a cherché à conserver les livres, à les mettre en vitrine (le livre lui même deviendra-t-il un jour une pièce de musée ?) ; mais quant est-il de ce musée qui conserve des livres blancs et muets ?
Ou plutôt on a conservé la trace de l’objet, son moulage, faisant du livre un fossile. Est il voué à disparaître, ou est ce le savoir qu’il contient, sa mémoire ?
Le papier froissé – et avec lui la lettre, l’effort pour écrire, le raté – deviennent également des sortes de fossiles à conserver. Fossiles… pas seulement ceux d’un objet, mais aussi ceux d’un travail ; travail de l’artiste, qui porte une attention particulière aux objets et matériaux les plus simples, avec lesquels il vit, qu’ils observe et scrute. Et refait, comme s’ils étaient à inventer.
Dans les photographies (Secret Life), la force – et le mensonge – de l’image font d’une boule de papier froissé… un ciel, d’ailleurs à l’image de ce que serait la véritable forme de l’univers selon les physiciens... Inquiétude encore, le ciel est-il fini ou infini ? Et quant es-il du petit et du grand, où puis-je me situer, et situer les objets qui m’entourent, leur forme et leur histoire ?
Quelque part nous cherchons une échelle et une distance, par rapport aux objets que nous observons et à ceux que nous cherchons à créer.
La Résidence Place des trois platanes - Espace Boudeville - 03290 Dompierre-sur-Besbre Contact : Service Culturel - Mairie de Dompierre Tél : 04 70 34 50 72 / Fax : 04 70 34 63 24 / E-mail : culturedompierre03@wanadoo.fr
Entrée libre Mercredi - samedi - dimanche de 15h à 19h et sur rendez-vous au 04 70 34 50 72 Fermé les jours fériés.
Exposition de Thilleli RAHMOUN Artiste en résidence à Dompierre-sur-Besbre
Adieu
du 25 avril au 14 juin 2009
Entrée libre Mercredi - samedi - dimanche de 15h à 19h
et sur rendez-vous au 04 70 34 50 72
Fermé les jours fériés.
Après un séjour en résidence qui a débuté le 26 janvier, Thilleli Rahmoun nous invite à venir découvrir les travaux qu’elle a réalisé à Dompierre dans une exposition qui se tiendra du 25 avril au 14 juin 2009.
Pendant trois mois, Thilleli Rahmoun s’est consacrée quasi exclusivement à sa pratique et a disposé de La Résidence comme d’un atelier. En s’appuyant sur ses préoccupations personnelles en matière de création, elle a retranscrit par la peinture et le dessin des émotions, des sensations, qui sont à la fois témoins de souvenirs réels et vécus, c’est-à-dire qui font appel à sa propre mémoire mais qu’elle a aussi sublimées, fantasmées en y intégrant des éléments décalés, perturbateurs.
Jusque là, Thilleli Rahmoun traduisait ce ressenti en deux dimensions mais elle a franchi une étape et son travail de composition, son geste ont eu besoin de sortir de cet espace. C’est donc tout naturellement que le volume s’est imposé et qu’elle a choisi de matérialiser une de ses peintures.
Cette exposition, Adieu, apparaît aujourd’hui comme l’aboutissement d’une aventure, la fin d’une réflexion. Un catalogue, réalisé par l’artiste et publié par la Commune de Dompierre témoigne du passage de Thilleli Rahmoun à Dompierre, d’une création à un instant donné.
En marge de ce travail intense de production, Thilleli Rahmoun s’est particulièrement investie dans la vie locale, en étant actrice de nombreuses manifestations. Vous avez pu la croiser lors d’une soirée de la saison culturelle, lors de séances proposées au Cinéma René Fallet dans le cadre du cycle « Les Arts à l’Ecran » (projection de films sur les peintres et la peinture), lors de la 20ème édition des Rencontres Cinéma-Nature où elle a été membre du jury ou encore à La Résidence pendant toute la durée de son séjour. Mais elle s’est aussi appliquée à transmettre son énergie et sa passion au plus jeunes en animant plusieurs projets dits « classes à projet artistique et culturel ». Thilleli Rahmoun est intervenue une dizaine d’heures dans quatre classes des écoles de Jaligny, Tréteau, Montbeugny et du Collège Louis Pergaud de Dompierre, ceci permettant une rencontre, des échanges et une production originale.
Le projet ne pourrait avoir lieu sans les soutiens de nos partenaires : le Ministère de la Culture – Direction Régionale des Affaires Culturelles, le Conseil Général de l’Allier et l’Association « As’Art en bout de ville ».
La Résidence Place des trois platanes - Espace Boudeville - 03290 Dompierre-sur-Besbre Contact : Service Culturel - Mairie de Dompierre Tél : 04 70 34 50 72 / Fax : 04 70 34 63 24 / E-mail : culturedompierre03@wanadoo.fr
PRECEDEMENT...
"Même pas mort"
Darren Almond - Eric Baudelaire - Marc Bauer - Marc Geneix - Paul Graham - Paolo Grassino
Oeuvres de la Collection du FRAC Auvergne
Exposition du 29 novembre 2008 au 18 janvier 2009
Vernissage : vendredi 28 novembre à 18h30 Visite commentée par Jean-Charles VERGNE, Directeur du FRAC Auvergne
La cinquième exposition proposée par le FRAC Auvergne à La Résidence va voir le jour.
Dans le souci de répondre à leurs objectifs communs de diffusion et de sensibilisation à l’art contemporain, les deux partenaires ont poursuivi le travail de collaboration engagé il y a quelques années.
« Même pas mort » est une exposition qui confronte le regard de six artistes sur le thème de la violence. Par quels moyens chacun des artistes va-t-il représenter la violence ? Et quelle violence ?
Celle de la guerre en Irak, de la désinformation, des camps de concentration, des goulags, des émeutes urbaines, …
Cette exposition constitue un évènement important sur notre territoire et offre au public l’opportunité de découvrir les œuvres majeures d’artistes qui ont bien souvent acquis une renommée internationale.
Les groupes, scolaires ou non, peuvent être accueillis sur rendez-vous.
Derrière chaque feuille de papier, il y a un objet, unique, posé sur une table, accroché à un mur. Dans ce travail, je revendique le fait d’avoir frotté cet objet unique, même si son double existe dans la maison voisine. Des personnes m’ont confié quelque chose leur appartenant, un objet auquel ils tenaient. Rien n’a été sorti d’une vieille malle au grenier. Tout était dans leurs lieux de vie. Donc, pour moi, chacun de ces objets possédait une histoire, une mémoire liée à ces gens qui m’accueillaient. L’unique chose qui m’intéressait, c’était l’existence de cette mémoire, pas son contenu. Le frottage est un relevé d’empreintes, d’un objet porteur d’une mémoire, qui restera secrète.
Au fur et à mesure que j’accumulais les frottages, j’ai commencé une mise en espace où j’ai associé ces frottages entre eux. Le résultat se présente sous la forme d’un appartement où l’on évolue de pièce en pièce. Cet appartement est envahi par une centaine d’empreintes d’objets, chacune porteuse de son fragment de mémoire secrète. Avec cette accumulation, je pose la question de la mémoire collective de ce coin du Bourbonnais".
Sont également présentés des peintures, des volumes, et même deux dessins récents. "Globalement, mon travail tourne autour de notions liées à l’apparition d’une forme identifiable. Bien souvent, il s’agit d’une maison. Dans ma série « Epiphanies », une forme émerge peu à peu d’un noir profond. Pour ce qui concerne mes volumes, on peut dire que d’une certaine façon, ils sortent de mes tableaux. Je m’intéresse bien plus, en effet, au lien qu’ils entretiennent avec ces tableaux qu’à leur architecture, d’où leur juxtaposition."
Extrait d'une discussion avec l'artiste, disponible dans son intégralité à La Résidence.
"Endormi, j'étais roi"
Laurent DELAIRE Artiste en résidence courte 2008
Exposition du 4 octobre au 16 novembre 2008 Vernissage : vendredi 3 octobre à 18h30
Entrée libre : mercredi, samedi, dimanche
de 15h à 19h et sur rendez-vous
au 04 70 34 50 72.
Fermé les jours fériés.
Laurent Delaire a séjourné à Dompierre du 5 septembre au 3 octobre 2008. Pendant 1 mois, il s'est rendu chez plusieurs Dompierrois volontaires afin de réaliser des frottages, des empreintes de meubles ou d'objets. Par la suite, ces frottages ont été réinvesti dans une installation "Endormi, j'étais roi".
Laurent DELAIRE séjournera à Dompierre du 5 septembre au 3 octobre. Il nous propose ici de réaliser un travail de frottages, d’empreintes qu’il effectuera avec la contribution des habitants de Dompierre, chez eux.
Pigments et papier de soie sont les matériaux quasi exclusifs de ce travail que Laurent Delaire installera ensuite à La Résidence du 4 octobre au 16 novembre.
Au travers de ce concept, Laurent Delaire nous amène à suivre son questionnement autour de notre rapport à l’objet, de notre rapport au quotidien. Il nous le retranscrit ici dématérialisé, réel mais absent.
Un travail sensible, empreint de légèreté et de poésie qui nous invite à la rêverie, à la méditation.
Pendant son séjour en résidence, Laurent Delaire ouvrira les portes de son atelier et sera disponible pour toutes personnes souhaitant le rencontrer et échanger sur son travail. Possibilité d’organiser des visites pour les groupes, scolaires ou non.
Vous pourrez alors découvrir une partie du travail réalisé à Dompierre et les recherches menées par l’artiste pour installer son projet.
Carole MANARANCHE / Thomas DAVID
Thierric MARTIN / Mathieu SELLIER
du 28 juin au 31 août 2008 à La Résidence
à Dompierre-sur-Besbre
« SMOKING CLUB » est la réunion de quatre jeunes artistes régionaux, ne travaillant pas forcément dans la région, mais dont les centres d'intérêts même différents s'accordent sur une vision du monde singulière, particulière et remarquable.
Carole Manaranche, Mathieu Sellier, Thierric Martin et Thomas David sont tous trois issus de l'Ecole Supérieure d'Art de Clermont-Communauté et ont participé à la création et au fonctionnement de la galerie « 13bis », toujours à Clermont-ferrand...
Ils utilisent chacun des médiums et des matériaux très différents : peintures pour Carole Manaranche, sculptures pour Mathieu Sellier, photographies et graphisme pour Thierric Martin et vidéos pour Thomas David.
La réunion des ces artistes au premier abord si différents a pour ambition de mettre en évidence des préoccupations contemporaines commune, une utilisation plastique du monde à la foi si loin et si proche...
C'est pourquoi la réunion des ces artistes c'est faite tout naturellement sous le giron quelque peu suranné d'un club, de ces clubs d'inspiration anglaise et maçonnique où des gens bien sous tout rapport et élégamment vêtus se réunissent pour réfléchir à l'avenir de notre monde, aux directions sociologiques et philosophiques de la cité....
Le but étant, le cas échéant de proposer un club pour artistes, sous la dénomination d'un quasi-uniforme pour gens influents, ou, plus frontalement, d'une activité autrefois noble mais désormais honnis des foules: fumer.
Qu'il me soit permis alors de rappeler une des volonté exprimé par F. Nietzsche en préambule de « par-delà le bien et le mal »: « ... je veux rendre à l'homme la faculté bovine de ruminer, de ruminer et de ruminer encore jusqu'à ce que son encéphale fume... »
"entre deux eaux"
dessin-photographie-vidéo-installation
Jae-Bum MYOUNG
du 26 avril au 15 juin 2008 à La Résidence
à Dompierre-sur-Besbre
"Entre deux eaux est un moyen de désigner le travail de recherche qui n'est pas fait de concessions, mais une volonté de se situer sur les liens qui unissent les contraires. Je fais apparaître la tension sensible, mais néanmoins réelle, qui unit les gens entre eux, la lumière à l'ombre, le mouvement à la stase. A la résidence de Dompierre, je travaille entre la Besbre et son canal, deux cours distincts composés de la même eau. Dans ce lieu, je suis un poisson qui jongle entre deux eaux et qui tisse des fils entre les mouvements du temps et de l'espace. J'eesaye d'attraper l'essence des choses et des gens, bien que l'on ne puisse la saisir qu'un instant comme une poignée de sable, d'eau ou de lumière. " Jae-Bum MYOUNG
L'exposition montre le résultat du travail réalisé par l'artiste lors de son séjour en résidence à Dompierre du 10 janvier au 25 avril.
Artiste coréen, Jae-Bum MYOUNG est titulaire d’un DNSEP (Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique) obtenu à l’Ecole Supérieure d’Art de Grenoble, où il réside et travaille actuellement. Il est le septième artiste accueilli pour un séjour en résidence à Dompierre.
Son travail fait appel à différents médiums : vidéo, performance, installation, photo… Ses recherches sont une réflexion sur ce qui constitue l’humain et le corps, en lien avec la répétition, le mouvement et la lumière.
En résidence du 10 janvier au 25 avril, Jae-Bum MYOUNG est disponible sur rendez-vous pour des rencontres à l’Atelier pour toute personne souhaitant échanger sur son travail.
Les travaux crées à La Résidence seront exposés du 26 avril au 15 juin 2008.
Pour tous renseignements complémentaires, contacts avec les artistes et/ou visuels : service culturel 04 70 34 50 72.
LA RESIDENCE Place des 3 platanes, 03 290 Dompierre-sur-Besbre
Coordination : Laure CANNET – Service Culturel – Mairie de Dompierre, tél : 04 70 34 50 72, fax : 04 70 34 63 24,
E. Mail : culturedompierre03@wanadoo.fr
Du 27/10/2007 au 16/12/2007 à la Résidence
Exposition "Vivarium"
Gilles Lamain, Cyrielle Hugon et Souchia Werner
(Sculptures, Photos, Dessins)
CONCERNANT LES TROIS ARTISTES …
GILLES LAMAIN
Après avoir expérimenté les thèmes de l'agression et du combat dans des œuvres comme Primates, Disk ou StationToStation, Gilles Lamain s'attaque dans ses dernières créations à la violence sous sa forme la plus sibylline.
Des courbes et des volutes primales d'Autocracy se dégagent à la fois menace et douceur. Une sourde et douce violence berce le visiteur. Bien plus qu’un banal regard pessimiste sur la condition humaine, Autocracy est un véritable cri lancé aux sens les plus intimes : toucher, caresser, lécher, sucer ou humer les cornes multicolores et soyeuses s'impose comme des désirs implacables. Les dessins géométriques de Palace contrastent alors faussement avec la chaleureuse violence d’Autocracy. La pureté des traits et l’absence de couleurs invitent chacun à produire sa propre fiction. Sensibilité, vécu et imagination sollicitent ici davantage la raison que les sens.
Plastiquement différents, bien que bruts dans leurs formes et leurs matériaux, Autocracy et Palace convoquent d’un même élan les sens et la raison : une manière d’affranchir l’Homme d’un déterminisme dont il s’accable lui-même ? En tout cas, une invitation au voyage.
Stéphane Valsells – Historien et historien d’Art
SOUCHIA WERNER
« Les sculptures de Souchia WERNER sont souvent l’expression d’un travail d’accumulation d’objets que l’artiste entasse, séduite par leurs qualités plastiques formelles, de couleurs, qualités qui n’ont pourtant, à l’origine, rien de séduisant puisqu’il s’agit de déchets industriels (bidons, caoutchoucs…). »
Eric Provenchère – Plasticien, chargé des publics au FRAC Auvergne
Accueillie en résidence cet été, c’est à Dompierre que ces sculptures ont pris vie, à l’aide de matériaux glanés au sein des entreprises locales.
Pour Souchia, le tubercule – considéré comme graine à l’origine de toute forme de vie – a été le point de départ de son processus créatif. L’humain, l’animal et le végétal fusionnent pour ne former qu’un (être ou non, c’est selon) hybride.
Empreintes de sensibilité, d’émotions et d’impressions de voyages, les sculptures présentées ici ne sont que le commencement, l’origine d’une réflexion qui s’inscrira probablement dans une production plus vaste.
CYRIELLE HUGON
Les photographies de Cyrielle Hugon sont, de manière générale, habitées par l’espace et la lumière. Les titres de ses photographies réparties en séries en sont le révélateur : Seven Light, Sky-Ground, Lieux communs… Elle utilise à propos le noir et blanc et la couleur. Dans ses images en noir et blanc, elle exploite une qualité de lumière (nocturne notamment) qui révèle des espaces familiers et les transforme en des espaces magnétiques, attirants.
Dans cette série de photographies intitulée Temps, chaque image nous entraîne dans une danse hypnotique où l’artiste joue du tremblement, de l’agitation, du point de vue flou, d’une écriture fantomatique, voire spectrale, comme si ces différents moments étaient tout simplement l’expression (trouble certes) d’un sentiment, celui du Temps (dans son idée) dont saint Augustin discourait à propos de sa signification :
« Si personne ne me pose la question, je le sais ; si quelqu’un pose la question et que je veuille expliquer, je ne sais plus. ».
Eric Provenchère – Plasticien, chargé des publics au FRAC Auvergne
précédemment...
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Exposition(Peintures, installation, vidéos) de
Bruno VAN BELLEGHEM
du 8 septembre au 14 octobre 2007
à La Résidence à Dompierre-sur-Besbre
« Toon regardait le paysage sans parvenir à s'y intéresser : au delà d'accotements gris-vert, des cultures peu variées se développaient sans détail, de rares maisons paraissaient vides, leurs chiens ne tenaient à rien, ces chiens ne savaient même pas ce qu'ils gardaient. Préfaçant la Banlieue, quelques premiers hangars ne semblaient rien contenir non plus. À travers la vitrine du taxi, il aperçut les longues barres et les hautes tours de la banlieue est qu'on voit du côté de Bagnolet, quand on revient de l'aéroport par l'autoroute A3. Max avait toujours eu du mal à croire que ces constructions contenaient de vrais appartements qu'occupaient de vrais gens, dans de vraies cuisines et de vraies salles de bains, de vraies chambres où l'on s'accouplait authentiquement,[...]c'était à peine imaginable ».
Jean Echenoz, Au piano
Être et Non-lieux
Aujourd'hui nombres de lieux ne sont pas des lieux, ils sont des non-lieux (voir les travaux de l’ethnologue français Marc Augé).
Ces non lieux expriment de manière intense, la béance qui creuse le territoire. Les banlieues, les aéroports, les aires d'autoroutes, les chaînes d'hôtels, sont des espaces de solitudes et de désaffection, où la solitude est baignée dans une multitude fantomatique. Les centres commerciaux exultent de lumière, de joie euphorique feinte, mais rien ne s'y passe, ne laisse de trace.
Ici on passe.
Ces non-lieux prolifèrent, uniformes et interchangeables, se déclinent en paysages discontinus faits de zones : industrielles, artisanales, d'habitations à loyer modérés, d'éducation prioritaire... lesquelles dessinent des frontières mouvantes, et des zones incertaines.
L'impossibilité à être, que ce soit, ici, et maintenant, ou soi-même, et avec..dans un état de flottement existentiel sur fond de territoire à la dérive, entre deux, vers une disparition, vers un monde qui se déshumanise.
précédemment...
EXPOSITION
"Cymbalaria Muralis" du 30 juin au 2 septembre 2007
à La Résidence
Sébastien CAMBOULIVE (photographies)
L’exposition "Cymbalaria Muralis" présente les images les plus récentes du photographe, une sélection issue d’un travail de paysages réalisés ces derniers mois dans la région Auvergne, et notamment lors d’un séjour en résidence à Dompierre-sur-Besbre en mars dernier qui a reçu le soutien du Conseil Général de l’Allier. L’ensemble du travail est soutenu par une Aide à la Création de la DRAC Auvergne.
Des nouvelles images, vides de tout personnage, qui sont pourtant immédiatement liées aux séries réalisées précédemment par Sébastien CAMBOULIVE où l’Homme – et plus spécifiquement sa forme collective – en était le centre et déclinaient l’idée que l’on vit écrasé au sein d’une folle multitude, que votre propre histoire doit se frayer un chemin dans la masse (1). Ces paysages urbains doivent se comprendre comme le pendant de ces foules, et montrent des bâtiments aux pignons sans issue, des murs surveillés et des façades aveugles, des lieux où la fermeture pourrait gagner chaque jour de la place, où les Hommes qui les occupent auraient peu de possibilités épiques ; peu d’occasions d’agir (2).
(1) Salman Rushdie, in Le dernier Soupir du Maure
(2) Milan Kundera, Le Monde, 25 mai 2007
précédemment...
Emmanuelle Castellan
« des jours étranges » Peinture - environnement
L’exposition montre le résultat du travail réalisé par l’artiste lors de son séjour en résidence à Dompierre-sur-Besbre du 8 janvier au 20 avril 2007.
Durant son séjour Emmanuelle CASTELLAN a développé une recherche à partir de l’observation de son environnement proche. Les paysages alentours et les rencontres avec la population locale ont été une source directe d’inspiration.
L’approche artistique de l’artiste s’est construite en lien étroit avec l’espace de La Résidence, en une succession d’expérimentations, où la question du regard, des points de vue, est au centre de ses préoccupations picturales.
Un catalogue édité par la Commune en collaboration avec '1,2…4 Editions' et réalisé par l’artiste est disponible à La Résidence à partir du 20 avril 2007. En complément de l’exposition, il témoigne du travail réalisé par Emmanuelle CASTELLAN à Dompierre-sur-Besbre.